Mon ascendance royale (Partie 2)

Deux billets consacrés à une ascendance royale, c’est beaucoup, me direz-vous. En effet, ce sujet presque anecdotique puisqu’il s’appuie essentiellement sur un travail documentaire et porte sur des périodes très anciennes où les informations sont peu vérifiables ne doit pas occuper trop de place dans les recherches d’un généalogiste. Il y a tant à découvrir par nous-mêmes dans les sources plus (ou moins) récentes.

Je voulais tout de même en quelques mots et, surtout, quelques illustrations, compléter le billet consacré à mon ascendance royale sur deux points.

Mon ascendance carolingienne

Le lecteur attentif aura d’abord noté que j’ai affirmé plusieurs fois ma descendance carolingienne, dénombrant même les liens de parenté qui m’unissent à Charlemagne, mais sans y consacrer le schéma coloré que j’ai réalisé pour mes autres ascendances royales (au fait, je n’aurais rien pu faire sans Inkscape, logiciel libre de dessin vectoriel, découvert sur la page du Projet:Blasons de Wikipedia).

Je viens donc combler cette lacune par le plus important (du moins par la taille) de ces schémas, celui de mon ascendance carolingienne.

Mon ascendance carolingienne, à partir de Pépin le Bref. Mes ancêtres furent rois des Francs, empereurs d’Occident puis rois d’Italie, de France et de Lotharingie, puis comtes de Vermandois et de Meaux.

Cette ascendance tentaculaire, tant il est vrai que les dynasties royales d’Europe dont je descends ont presque toutes elles-mêmes plusieurs ancêtres carolingiens, comporte :

  • 23 ancêtres sur 12 générations (la première étant celle de Pépin le Bref, père de Charlemagne),
  • 7 tiges pour 172 liens de parenté,
  • 4 empereurs (Charlemagne, Louis Ier le Pieux, Lothaire et Charles II le Chauve), 4 rois (Pépin le Bref, roi des Francs, Pépin Ier et Bernard Ier, rois d’Italie, Lothaire II, roi de Lotharingie), 1 comtesse, 8 comtes et 6 ancêtres non titrées,
  • elle porte sur une période de 409 ans.

Bref, c’est un gros morceau.

Le jeu des dynasties royales d’Europe autour de l’An Mil

Chronologiquement, il y a un petit décalage qui ne vous aura pas échappé entre mes ancêtres royaux carolingiens, qui règnent aux VIIIe et IXe siècles, et mes ancêtres royaux des autres dynasties que l’on retrouve de la toute fin du IXe siècle (rois d’Italie) au début du XIIe siècle (rois d’Angleterre). Ce décalage n’a rien de fortuit, alors même que l’An Mil marque symboliquement, dans trois des quatre royaumes considérés et l’Empire d’Occident du moins, la transition entre l’hégémonie dynastique carolingienne et de nouvelles familles qui s’installent sur les trônes d’occident.

En France, c’est la transition progressive de la Deuxième race vers la Troisième race des rois, des Carolingiens vers les Robertiens/Capétiens, qui est amorcée en 888 avec l’élection d’Eudes Ier, premier robertien, en lieu et place du tout jeune carolingien Charles (futur Charles III le Simple) et définitive un siècle plus tard avec celle d’Hugues Capet en 987.

En Italie, c’est une période très mouvementée marquée par l’accession au trône de plusieurs dynasties locales ou importées de France ou de Provence.

En Germanie, elle sera plus brutale, Louis IV l’Enfant venant fermer la marche des Carolingiens de manière définitive vers 910.

L’Angleterre échappe à ce système puisqu’elle ne faisait pas partie de l’Empire franc et qu’elle verra se succéder, à partir d’une unification de facto intervenue vers 924, plusieurs rois autochtones puis scandinaves jusqu’à l’avènement par les armes de Guillaume Ier le Conquérant en 1066, de souche normande mais de culture franque.

C’est cette période transitoire et mouvementée dans toute l’Europe occidentale que j’ai voulu retracer et dans laquelle j’ai souhaité inscrire mes ancêtres empereurs et rois.

Chose étonnante, je n’ai pas trouvé sur internet de frise chronologique présentant simultanément les rois de ces pays entre le VIIIe et le XIIe siècles.

J’ai donc décidé de palier moi-même cette lacune ci-dessous en réalisant la frise chronologique des rois de France, rois d’Italie, rois de Germanie, rois d’Angleterre et empereurs d’Occident de 750 à 1200.

Chronologie des rois de France, de Germanie, d’Italie, d’Angleterre et des empereurs d’Occident puis des Romains de 750 à 1200.

Cet exercice n’est pas pour moi seulement historique, il est aussi et surtout généalogique. C’est la raison des couleurs que vous trouverez sur cette frise, dont voici la légende ci-dessous. Retenez principalement que les cases pleines en couleur correspondent à mes ancêtres.

Légende de la frise chronologique ci-dessusOn voit ici de manière très claire l’omniprésence carolingienne aux débuts de l’Empire puis la fin de cette dynastie progressive, au profit d’autres, jusqu’à Louis V, dernier roi carolingien de l’Histoire, qu’on voit à peine puisqu’il régna en France de mars 986 à mai 987. Sans enfant pour lui succéder, les Grands de France éliront Hugues Capet.

Mes sources

Ma principale source pour ces travaux et de manière générale pour les généalogies médiévales nobles est le projet Medieval Lands de la Foundation for Medieval Genealogy (FMG) l’objectif de ce travail colossal en libre accès (en anglais) est de fournir de l’information généalogique sur les familles qui ont gouverné l’Europe, l’Afrique du Nord et le Moyen-Orient du Ve au XVe siècle, en vérifiant autant que possible les filiations à partir des sources originales. Ce travail merveilleusement documenté amène régulièrement à interroger les généalogies officielles présentes dans des sources moins regardantes.

J’ai cependant, notamment pour les périodes plus récentes et les généalogies nobles plus locales, recours à des nobiliaires, dont la fiabilité est toujours sujette à caution, et souvent d’autant plus qu’ils sont anciens.

Je citerai surtout le Dictionnaire généalogique et historique des familles de l’ancien Poitoude Beauchet-Filleau, qui m’a permis de faire le lien entre les familles nobles limousines et la noblesse angevine puis normande. Autre source incontournable en Limousin, le Nobiliaire du diocèse et de la généralité de Limoges de l’Abbé Joseph NADAUD, disponible, en quatre tomes, sur Gallica.

Enfin, mais j’en ai déjà parlé, les Généalogies limousines et marchoises, régulièrement augmentées mais aujourd’hui en XVIII tomes, sont une source d’une incroyable richesse et d’une grande précision pour de nombreuses familles nobles et notables du Limousin et de la Marche. Sur la page de Gilles de BLIGNIERES, l’un des auteurs, vous en trouverez l’index.

C’est à partir de ces sources, à force de patience et en essayant de faire le minimum de conjectures hasardeuses possibles, que je démontre comment le pape Clément VI est mon arrière-arrière-arrière-…-grand oncle. C’est moins courant que de descendre de Charlemagne, ça.

Mais ceci est une autre histoire…

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Un commentaire pour Mon ascendance royale (Partie 2)

  1. carré jean paul dit :

    j’ai les même références, tous ces noms sont ceux de mes ancêtres, sans oublié Henri 1er de SAXE dit l’oiseleur + la branche des condé-Namur et les autres………..

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