Enquête généalogique : qui est Françoise de GUYTARD ?

Le nom de "Françoise de GUYTARD" est apparu un jour dans ma généalogie corrézienne, comme beaucoup d’autres avant le sien, au fil des recherches ascendantes que je mène pour remonter toujours plus loin dans le passé de ma famille. Quand j’ai voulu en savoir davantage sur ce nom, son patronyme, aristocratique à n’en pas douter, m’a frappé par son lustre et, partant, par le potentiel d’ascenseur généalogique qu’il présentait.

Mais si je veux aujourd’hui lui consacrer un billet, c’est pour vous faire partager deux méthodes essentielles de la recherche généalogique : la reconstitution et l’hypothèse, méthodes pour lesquelles Françoise de GUYTARD a posé un véritable défi au généalogiste amateur que je suis.

Enfin, ce billet est en quelque sorte intéressé puisqu’il vise en conclusion à faire de mes lecteurs les témoins du choix que je vais faire quant aux origines de cette ancêtre.

Nota Bene : Le nom apparaissant dans l’acte qui la cite est orthographié "de GUYTARD". Cependant, en suivant la graphie la plus répandue dans les sources, j’utiliserai dans ce billet "de GUITARD".

Reconstitution : prouver une ascendance sans sources directes

L’ascendance certaine

Françoise de GUITARD se situe dans mon ascendance corrézienne, c’est-à-dire qu’elle est l’ancêtre des TEYTUT, cette lignée de notables auxquels j’ai déjà consacré deux billets : ici et . Je ne détaillerai donc pas comment mon ascendance remonte à Martial TEYTUT de VILLOUVIER (SOSA 504, lien vers mon arbre geneanet), le premier de ses descendants dans cette lignée. Je rappellerai cependant que le travail sur la lignée TEYTUT et ses ascendants a été conduit conjointement avec mes cousins généalogiques Monique DOUTAUD, Yves MARTIN et Aymeric TRIOMPHE. Qu’ils en soient un nouvelle fois remerciés.

Etape 1 : Génération IX

La mère de Martial TEYTUT, Anne Catherine BOYER, appartient à ma lignée L505.

Etape 2 : Génération X

On apprend par son acte de mariage avec François TEYTUT, son cousin au 3e degré, qu’elle est la fille d’Etienne BOYER, sieur de la Brousse (en Saint-Julien-le-Vendômois), et de Marie FREGEFONS.

Etape 3 : Génération XI

Première reconstitution

A partir de cet Etienne BOYER, je suis contraint à une première reconstitution. Il s’agit en effet de considérer que cet Etienne BOYER, gendre FREGEFONS (SOSA 2018), est le fils d’un autre Etienne BOYER, sieur de la Brousse lui aussi (SOSA 4036), et de Jeanne AUCONSUL. Même si aucune preuve définitive de cette filiation n’a été trouvée à ce jour, cette hypothèse ne me coûte pas trop, considérant :

  • la parenté au troisième degré entre François TEYTUT (SOSA 1008) et Anne Catherine BOYER (SOSA 1009). Les 8 arrière-grands-parents de François TEYTUT sont connus et l’un deux est Antoine BOYER, sieur de la Brousse. Même si l’on ne peut totalement exclure que la parenté se fasse au travers de Marie FREGEFONS, mère d’Anne Catherine, dont l’ascendance est mal connue, la concordance des patronymes, des titres, des lieux et des milieux sociaux (les BOYER ont porté la charge de juge de la vicomté de Ségur avant les TEYTUT) guide assez sûrement vers l’hypothèse d’une parenté par les BOYER. Cependant, cette parenté à elle seule ne prouverait pas la filiation entre les deux Etienne, car ils pourraient parfaitement être l’oncle et le neveu, comme le montre l’illustration ci-dessous ;

Etape 4 : Génération XII

  • le fait que nous savons qu’Etienne BOYER, gendre AUCONSUL, est le seul fils arrivé à l’âge adulte d’Antoine BOYER, arrière-grand-père commun de François TEYTUT et d’Anne Catherine BOYER, car ses filles sont bien connues mais seul son fils Etienne est cité dans différentes sources ;
  • la transmission du titre de sieur de la Brousse ;
  • l’acte de baptême d’un Etienne, fils d’Etienne BOYER et de Jeanne AUCONSUL, le 5 septembre 1679 à Ségur (auj. Ségur-le-Château, Corrèze).

Je tiens donc pour acquis dans la suite qu’Etienne BOYER (SOSA 2018) est le fils d’autre Etienne BOYER et, surtout, de Jeanne AUCONSUL, qui portent donc les numéros SOSA 4036 et 4037.

Etape 5 : Génération XII

Seconde reconstitution

Les parents de Jeanne AUCONSUL en l’absence de son acte de mariage avec Etienne BOYER, ne sont pas connus directement. En revanche, les élément suivants permettent de conclure avec une quasi-certitude :

  • François AUCONSUL, sieur d’Anglars, est le fils de Pierre AUCONSUL, assesseur civil et criminel en la Cour des Appeaux de Ségur et lieutenant particulier de la comté de Périgord et de la vicomté de Ségur. Il fait son testament devant Me GERAUD, notaire à Ségur, nommant son père Pierre et, pour héritiers universel, ses frères Louis, sieur de la Coste, Jean, sieur des Chabannes, et sa soeur Jeanne, demoiselle de la Brousse, qualifiés de « frères et soeur germains du premier lit », le terme germain revenant à dire qu’ils ont non seulement le même père mais également la même mère, leur père s’étant remarié. Le père de Jeanne AUCONSUL est donc Pierre AUCONSUL, mais qui est sa mère ?

Etape 6 : Génération XIII

  • Jean AUCONSUL, plus tard sieur des Chabannes, est baptisé le 10 janvier 1654 à Ségur (classé dans Saint-Eloy-des-Tuileries aux AD19). Il est le fils de Pierre AUCONSUL et de Françoise de GUITARD, qualifiée de demoiselle. Sa marraine est Marie de GUITARD, qui pourrait être la soeur aînée de Françoise ou une de ses tantes.

Acte de baptême de Jean AUCONSUL, fils de Françoise de GUYTARD

Voilà, la chaîne déductive est complète et nous permet d’établir que Jeanne AUCONSUL est la fille de Pierre AUCONSUL et de Françoise de GUITARD, ce qui permet de fournir la filiation suivante :

Etape 7 : Génération XIII, la filiation est bouclée.

Hypothèse : faire un choix sur des options

Françoise : de quelle famille de GUITARD ?

Me voici arrivé au point où j’ai prouvé que Françoise de GUITARD, première épouse de Pierre AUCONSUL, conseiller du Roi, assesseur civil et criminel en la Cour des Appeaux de Ségur, lieutenant particulier du comté de Périgord et de la vicomté de Ségur, était mon ancêtre. Comme je l’ai annoncé en préambule, je ne dispose pas à ce jour d’éléments certains me permettant d’aller plus loin dans son ascendance. Cependant, je pense pouvoir émettre une hypothèse raisonnable sur celle-ci.

La première question à se poser est : peut-il exister des sources hors Archives départementales de la Corrèze en ligne qui puissent m’éclairer sur cette ancêtre ? En particulier, est-il possible de la rattacher à une famille noble ou notable ayant fait l’objet d’études monographiques ?

Le premier constat est que le nom GUYTARD/GUITTARD/GUITARD/GUYTTARD existe en Limousin et alentour, avec ou sans particule. Une recherche sur geneanet.org permet de trouver des citations de ces patronymes en Creuse, en Haute-Vienne et en Corrèze. La forme avec particule est déjà plus rare et concentrée, pour les périodes considérées, en Haute-Vienne et en Corrèze. En revanche, une seule famille a des attaches autour de Ségur-le-Château.

Le second constat est que l’appartenance sociale de Françoise de GUITARD est, sans aucun doute, celle d’une notable :

  • Elle est qualifiée de demoiselle à une époque (le milieu du XVIIe siècle) où l’acception de ce terme renvoie à la notabilité, aux franges avec la noblesse ;
  • Elle épouse Pierre AUCONSUL qui, avec des charges au sein de la Cour des Appeaux de Ségur  (je renvoie à mes billets sur les TEYTUT pour cette institution) occupe une des positions les plus éminentes dans la bourgeoisie de Ségur ;
  • Leurs enfants font plusieurs mariages dans la famille BOYER, qui possède la charge de juge ordinaire de Ségur, là encore traduisant une position sociale de premier plan.

La question est alors de savoir si la particule est utilisée par le prêtre par déférence, s’agissant en réalité d’une famille GUITARD bourgeoise, ou si elle est consubstantielle de ce qui ne s’appelle pas encore le patronyme et qu’il faut effectivement rattacher Françoise à une famille de GUITARD, de bourgeoisie ancienne voire de la noblesse.

Une famille noble très proche géographiquement et par les alliances

Dans les relevés des registres paroissiaux des quatre paroisses autour de Ségur-le-Château, que j’ai effectués et que vous trouverez dans les billets cités et ici, on trouve une famille de GUITARD du CHAMBON, vivant à Ségur aux mêmes périodes.

On trouve ainsi plusieurs enfants, baptisés dans les années 1610-1620 d’un couple entre François (de) GUITARD, seigneur du Chambon, et Catherine (de) LA LARDIE ou de RIGAUDIE. Cette famille est qualifiée de noble et les parrains et marraines de leurs enfants sont effectivement membres de la plus haute notabilité ségurine.

Une génération plus tard, dans les années 1645, on trouve l’un des enfants du couple, Louis (de) GUITARD, devenu seigneur du CHAMBON, qui épouse une Marie AUCONSUL. Ce qui pourrait n’être qu’une coïncidence attire cependant l’attention : un mariage « croisé » de GUITARD/AUCONSUL tout à fait à la même époque que celui de Pierre AUCONSUL avec Françoise de GUITARD (leur fils Louis est né en 1654).

En recherchant des éléments sur cette famille de GUITARD, qui possède notamment la seigneurie du Chambon (en Lubersac, Corrèze) toute proche de Ségur, on trouve en particulier une généalogie établie à la page 88 du tome IV du Beauchet-FilleauDictionnaire historique et généalogique des familles du Poitou. Cette généalogie confirme les convergences entre les familles dont nous traitons ici.

En effet, on découvre notamment que :

  • Le prénom de Françoise est courant dans cette branche puisqu’on trouve une enfant de ce nom à chaque génération. En particulier, François de GUITARD et Catherine de LA LARDYE ont eu une fille nommée Françoise, baptisée le 24 novembre 1624 à Lubersac et dont les auteurs ne semblent pas connaître le destin ;
  • Etienne de GUITARD, fils de François de GUITARD et de Catherine de LA LARDYE, écuyer, sieur du Montazeau, a épousé Bernarde BOYER. Nous savons par ailleurs que cette Bernarde BOYER n’était autre que la soeur d’Antoine BOYER, sieur de la Brousse et juge de Ségur, notre ancêtre cité plus haut ;
  • On trouve enfin la confirmation que Louis de GUITARD, fils des mêmes, écuyer, seigneur du Chambon, a épousé Marie AUCONSUL, dont les auteurs ne semblent pas connaître l’origine.

On peut récapituler, sur deux générations, celle d’Etienne BOYER et Jeanne AUCONSUL, soit la XIIe par rapport à moi, et celle de Pierre AUCONSUL et Françoise de GUITARD, la XIIIe, les alliances rencontrées à Ségur entre les familles AUCONSUL, BOYER et de GUITARD:

  • Génération XIII :
  1. Pierre AUCONSUL et Françoise de GUITARD, vers 1650,
  2. Etienne de GUITARD et Bernarde BOYER en 1657,
  3. Louis de GUITARD et Marie AUCONSUL en 1637.
  • Génération XII :
  1. Etienne BOYER et Jeanne AUCONSUL, avant 1679,
  2. Louis AUCONSUL et Hélène BOYER, vers 1678,
  3. François AUCONSUL et Marie BOYER ?

Notons que ces trois derniers mariages ont tous lieu dans les deux mêmes fratries.

Conclusion : où il faut faire un choix

Au vu de l’ensemble des éléments présentés, vous aurez compris que je ne dispose pas d’assez d’éléments pour établir l’appartenance de mon ancêtre Françoise de GUITARD à la branche des seigneurs du Chambon, et encore moins pour déterminer avec certitude à quel degré de cette branche elle se rattacherait.

Pourtant, il me semble que les indices sont suffisamment concordants pour rendre l’hypothèse suivante raisonnable, même si elle ne reste qu’une hypothèse :

Françoise de GUITARD, épouse de Pierre AUCONSUL, était la fille de François de GUITARD et de Catherine de LA LARDIE.

Preuves indirectes et sources d’erreurs

Lorsqu’on fait de la reconstitution en généalogie, il est essentiel de retenir l’ordre dans lequel les informations ont été trouvées et sont venues s’insérer dans le puzzle des preuves qui permet de déduire une information ou de faire une hypothèse. En effet, il faut absolument se méfier des preuves a posteriori, qui n’en sont en réalité que parce qu’on s’est forgé une idée préconçue et que la « preuve » trouvée vient convenablement s’insérer dans ce raisonnement factice.

Un exemple de fausse preuve, et une source fréquence de fausse route en généalogie ascendante, est la découverte d’un acte de naissance qui vient conforter une filiation supposée. Ainsi, si j’ai cru pouvoir faire l’hypothèse, sur la base d’un faisceau de preuves, que Françoise de GUITARD est la fille de François de GUITARD, seigneur du Chambon, ce n’est pas la découverte de l’acte de baptême d’une fille de ce François, du nom de Françoise qui m’apporte la preuve que mon hypothèse est juste. Ce n’est qu’une pièce supplémentaire qui entre dans mon raisonnement mais ne démontre rien de nouveau.

Une autre source d’erreurs tient aux liens de parenté que je qualifierais de multivoques, c’est-à-dire qu’ils s’appliquent à des relations familiales de nature différente :

  • beaux-parents renvoie aussi bien aux parents du conjoint qu’aux époux des parents par remariage,
  • beau-frère et belle-soeur aux frères et soeurs du conjoint comme aux conjoints des frères et soeurs,
  • oncle et tante aux frères et soeurs des parents, mais aussi à leurs conjoints et parfois même à ceux des grands-parents (avec omission de « grand- »),
  • neveu et nièce aux enfants des frères et soeurs, mais aussi de ceux du conjoint, et parfois même aux enfants des neveux et nièces (avec omission de « petit- »).

Dans mon expérience des actes, ces usages ambigus existent depuis longtemps en français.

Dans notre cas, deux situations se présentent dans lesquelles l’ambiguïté de ces liens de parenté pourrait conduire à des erreurs. En réalité, dans ces deux cas, les termes sont non seulement multivoques mais ils doivent sans doute être compris dans les deux sens possibles à la fois:

  • Lors du décès de Louis AUCONSUL, frère de mon ancêtre Jeanne AUCONSUL, sa sépulture intervient « dans les tombeaux du sieur de la Brousse, son beau-frère ». A elle seule, cette information ne doit pas faire déduire que Jeanne AUCONSUL est bien la soeur de Louis, car je rappelle que Louis AUCONSUL avait épousé Marie BOYER, soeur d’Etienne BOYER, sieur de la Brousse, mon ancêtre. Il se trouve qu’en réalité Etienne BOYER, qualifié de « sieur de la Brousse », est témoin à cette sépulture, aux côtés de sa femme Jeanne AUCONSUL, qualifiée de « demoiselle de la Brousse », ce qui permet de lever l’ambiguïté. Le mariage croisé BOYER-AUCONSUL fait coexister les deux liens de parenté possibles entre beaux-frères.
  • Marie AUCONSUL, demoiselle du Chambon, qui est donc la femme de Louis de GUITARD, seigneur du Chambon après son père, François de GUITARD, est qualifiée de « tante de la mère de la baptisée » lorsqu’elle est marraine le 17 septembre 1671 à Ségur de Marie BOYER, fille de nos ancêtres Etienne BOYER et Jeanne ou Françoise AUCONSUL (le prénom fluctue). La encore, il ne faudrait pas en déduit hâtivement qu’elle est la soeur de Pierre AUCONSUL, père de Jeanne, puisqu’il faut évaluer l’option suivant laquelle elle est la femme du frère de Françoise de GUITARD, la mère de Jeanne. En réalité, nous avons fait l’hypothèse d’un mariage croisé AUCONSUL-de GUITARD qui fait que le lien tante-nièce est en fait double entre Marie et Jeanne AUCONSUL.

 

Encore une fois, le choix fait ici est un choix de raison mais non une réalité démontrée par les documents, seules sources possibles pour tout généalogiste qui se respecte. Cependant, en généalogie, il faut parfois choisir devant la rareté des sources, en espérant que des découvertes futures confirment l’hypothèse suivie.

Dans ce cas particulier, suivre cette hypothèse n’est pas sans conséquences car la grand-mère de Françoise de GUITARD est alors Adrienne de ROYERE, me faisant descendre de cette très grande famille limousine et par elle de la plus haute noblesse, à des degrés encore plus élevés que ceux auxquels me rattachaient par d’autres branches, proches cependant, les POMPADOUR et les des POUSSES.

Mais ceci est une autre histoire…

Post scriptum : Dans l’acte de décès de Jean AUCONSUL, sieur des Chabannes et frère de notre ancêtre Jeanne AUCONSUL, en 1692, sa mère est nommée Marie et non Françoise de GUITARD. Rappelons qu’elle était décédée dans les années 1660 et que dans l’acte de baptême du même Jean, le prénom est bien Françoise, tandis que Marie de GUITARD est sa marraine. Je propose donc de ne pas tenir compte de cette ambiguïté qui découle sans doute d’une erreur des témoins.

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8 réponses à Enquête généalogique : qui est Françoise de GUYTARD ?

  1. Elise dit :

    Bonsoir,
    Je découvre votre blog et cet article m’a particulièrement intéressée. En effet, je descend moi aussi d’une Françoise de Guitard venant de Lubersac ! Il s’agirait de la tante de votre ancêtre, puisque c’était la fille de François de Guitard et Adrienne de Royère.
    Pour mes recherches, je m’étais basée sur le Nobiliaire du Diocèse et de la Généralité de Limoges, de l’Abbé Nadaud (disponible sur le site de Gallica).
    De plus, je ne peux que me reconnaitre dans cet article puisqu’en début de semaine, j’ai justement entamé une grande enquête pour découvrir l’ascendance d’une autre de mes ancêtres issue de la noblesse corrézienne ! Il s’agit de Jeanne de Bigorie, originaire de Lubersac également.
    Je lui consacrerai sûrement aussi un article sur mon blog.
    Bonne soirée,
    Elise

    • Bonsoir,

      et tout à fait enchanté de faire votre connaissance, je comprends donc que nous sommes lointains cousins. Si j’en crois Beauchet-Filleau, vos ancêtres sont donc Françoise de GUITARD et André de GIRONDIE (j’ai déjà rencontré GEROUDIE), c’est bien cela ?
      J’ai utilisé également le Nobiliaire de NADAUD, mais la particularité de ma recherche repose sur le fait que Françoise de GUITARD, mon ancêtre, s’est mariée dans la "roture" et qu’elle n’est donc pas recensée dans les nobiliaires (l’explication est un peu courte, en vérité c’est plutôt que son acte de mariage et son contrat de mariage ont l’air de s’être perdus et qu’elle est morte jeune).
      Je ne sais pas si vous connaissez cette source, mais pour certaines familles les Généalogies limousines et marchoises, en 18 tomes issus de travaux récents et excellemment documentés peuvent apporter des compléments, voire des rectification au NADAUD.
      Le nom de BIGORIE ne m’est pas inconnu dans mes recherches en Limousin, mais je n’ai jamais étudié ou lu d’études sur cette famille jusqu’ici.
      Bon courage et merci encore de votre commentaire.
      Je suivrai avec attention les résultats de votre enquête sur votre blog,
      Généalogiquement,
      Rémi

      • Elise dit :

        Bonsoir,
        En effet, mes ancêtres sont bien Françoise de Guitard et André de Girondie.
        Je ne connaissais pas l’ouvrage que vous citez. Il faudra que j’essaye de le consulter pour compléter mes recherches.
        Amicalement,
        Elise

  2. Olivier Sabot dit :

    Bonjour,
    J’avais envoyé un commentaire depuis mon iphone, mais il semble qu’il se soit perdu dans les limbes …
    Je disais en substance que mon épouse est limousine de corrèze par son père et qu’une partie de sa famille provient des communes/paroisses de Lubersac et de Saint Eloy des Tuileries. Une de ses ancêtres est Marie Auconsul, fille de François Auconsul et Jeanne Brandy.
    Malheureusement, à cet état des recherches, je ne sais que peu de choses car les seules informations dont je dispose sont que Marie Auconsul est décédée le 28/04/1768 à St Eloy à l’âge de 40 ans environ et qu’elle a eu au moins 5 frères et soeurs : Léonarde, Thoinette, Jean, Pierre et Magdelaine, tous nés à St Eloy entre 1726 et 1739.
    Mais aucune trace de la naissance de Marie (peut-être s’agit-il en fait de Léonarde ou de Thoinette) et aucune trace du mariage de ses parents.

    Ce qui me laisse à penser à un cousinage avec votre Jeanne Auconsul est que les Brandy étaient des notables locaux, et en appliquant le principe si cher à l’Ancien Régime "qui se ressemble s’assemble", on peut penser que François Auconsul était lui aussi issu d’une famille notable …

    Bref, je reprends ma pioche et continue de creuser !

    • Olivier,

      Bienvenue et merci beaucoup de votre commentaire. J’ai vérifié mes relevés dans les quatre paroisses autour de Ségur, j’ai bien à Saint-Eloy le couple dont vous parlez et ses enfants (à part que chez moi leur mère s’appelle systématiquement Marguerite et non Jeanne), mais pas le baptême d’une fille prénommée Marie, en effet.
      Je note d’ailleurs que, curieusement, les parents de Léonarde sont nommés Jean AUCONSUL et Marguerite BRANDY. Erreur de rédaction du curé ou double-mariage AUCONSUL/BRANDY ?
      Je sais que les registres en sont très lacunaires au tournant du XVIIe-XVIIIe siècles mais avez-vous vérifié à Lubersac ? Peut-être s’y sont-ils mariés et y ont-il eu leur première enfant ?

      Dernier élément que je peux vous donner, les AUCONSUL ont socialement assez vite décliné au XVIIIe siècle après avoir été au faîte de la bourgeoisie ségurine. Cependant, si vous connaissez les BRANDY pour notables, c’est exclu. Il est tout-à-fait possible que François AUCONSUL soit le fils ou le petit-fils d’un des trois frères de Jeanne AUCONSUL, c’est un prénom de la famille (par ailleurs très courant bien sûr).

      Merci encore et n’hésitez pas à m’informer de vos avancées !

      Généalogiquement,
      Rémi

  3. Louis-Guillaume Devise dit :

    Bonjour,je recherche l’ascendance de mes ancetres Donneve(s) sieurs du Buisson du Jumelou et de la Gasne originaire de Saint Cyr les Champagnes et Segur, allies aux Lascoux, Dupuy, Combret… Habitant Berlin cela n’est pas facile car les actes en lignes ne sont pas filiatifs ! Peut-etre auriez vous la possibite de m’ aider ? un grand merci a l’ avance… L-G Devise

    • Bonjour,

      Les DON(N)EVE(S) sont effectivement une famille notable très implantée localement, que nous avons souvent croisée dans nos recherches. Je crois me rappeler qu’un DONNEVES fut seigneur de Villoutreys par son mariage avec une héritière.

      Je réalise pour ma part toute ma généalogie limousine sur internet, n’habitant pas du tout dans cette région. On trouve des sources en ligne qui mentionnent des actes filiatifs, notamment Gendep19 et, bien sûr, le site internet des AD19. J’ai fait, ainsi qu’un de mes "cousins" généalogiques, une recherche aux AD19 il y a quelques années mais je n’en ai pas programmé de nouvelle dans les mois à venir.

      L’aide que je peux vous apporter est au travers des données et des références que je mets à disposition sur le site, notamment la page Sources/Corrèze et Haute-Vienne qui citent des ouvrages et qui donnent en libre consultation mes relevés des registres des paroisses autour de Ségur-le-Château (Beyssenac, Saint-Eloi-les-Tuileries, Saint-Julien-le-Vendomois, Ségur-le-Château), dans lesquels les DONNEVES apparaissent régulièrement.

      Si vous posez une question plus précise, par exemple si vous avez un couple de départ connu, je peux essayer de vous guider plus finement.

      Bien généalogiquement,
      Rémi

      • Louis-Guillaume Devise dit :

        Un Grand merci pour votre message, je descends de Francois Donneve du Buisson avocat a Segur, marie en 1730 ( acte non filiatif ) a St Julien Le Vendomois avec Francoise Combret de Fonbonne , fille de Francois Lieutenant civil et criminel a Segur et de Paule de L’ Age. Je suppose qu’ il etait le fils de Francois Donneve sr de la Gane du village de Jumelou a St Cyr Les Champagnes decede le 30-8-1714 et de Marie Lascoux . Son frere Francois (Bis) Donneve du Buisson , Maitre de forges a Payzac a epouse le 24-5-1757 a Excideuil Francoise Dufraisse ( acte non filiatif ) . le fils de Francois et de Francoise Combret ne a Segur le 4-10-1749, Guillaume Donneve du Buisson sieur de la Cotte – mon ancetre – , Maitre de Forges a Peyzac (Vaux et Malherbeaux) puis proprietaire du domaine du Bas-Peyrat a Eyburie et maire de cette commune, marie a Rilhac-Treignac le 21-2-1786 avec Anne Personne de Lafarge avait pour frere Antoine sr du Breuil officier de Marechausee a Saint Domingue ne le 15-3-1743 a Beyssenac et pour soeur Madeleine nee le 18-12-1737 a Beyssenac. Les Donneve du Buisson issus de ceux du Cheyrou semblent descendre de Francois, juge de la Jarousse (Beyssenac) en 1654 et de Marie de Villoutreix (J-B Champeval ) . Je vous remercie chaleureusement a l’ avance pour d’ eventuels renseignements. Amicalement, Louis-Guillaume Devise

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